2016-Ed spéciale

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A propos de ce procès

La lecture des compte-rendus montre que l'on parle souvent du colonel Rwagafilita1 en toile de fond du génocide, dans la commune de Kabarondo.

Dans ce procès la défense essaye aussi de  mettre en exergue "les crimes du FPR" agités  comme alibis dérisoires du génocide.

Les Bourgmestres

Concernant le contexte de ces événements et le rôle des Bourgmestres dans la hiérarchie rwandaise de 1994 on peut aussi se reporter au site universitaire hypothèse.org. Il serait toutefois fort utile de compléter ces informations sur les procès très parcellaires du TPIR en considérant aussi les informations sur les jugements des Bourgmestres dans les quelques douze-mille gacaca qui se sont tenues pour juger le génocide au Rwanda :

Le colonel Rwagafilita 

En ce qui concerne le colonel Rwagafilita la défense, dans ce procès cherche à minimiser son rôle et son influence sur les accusés. Son extrémisme est sans équivoque si on lit le rapport des députés français. Le général Varret de l'armée française, lors de son audition par la mission d'information parlementaire française, rapporta les propos du colonel Rwagafilita, qui était alors chef d'etat-major-adjoint de la gendarmerie rwandaise, en 1990 à son arrivée au Rwanda 1  :
"Ils [les Tutsi] sont très peu nombreux, nous allons les liquider".

Propos cités entre guillemets page 292 de la version PDF du rapport R1271 de l'Assemblée nationale française.

Les crimes du FPR ?

Le FPR a combattu le génocide en mettant en déroute le gouvernement  génocidaire du Rwanda, malgré son allié français très actif et donc complice. De ce fait le FPR a conduit la seule armée qui a répondu aux exigences de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par les nations-unies en 1948 à Paris. 

Mais il faut bien comprendre que le génocide s'est surajouté à la guerre.

Comme toute armée en guerre, le FPR a commis des bavures et des représailles sommaires entre 1990 et 1995 au Rwanda en même temps que les forces armées rwandaises qu'il combattait. Ces morts dus à une guerre sont pour la plupart des crimes de guerre dans la mesure où toute guerre est criminelle. Il est raisonnable de penser que, sans la discipline imposée par Kagame, les représailles contre les génocidaires  auraient pu être dévastatrices. Cela n'a pas été le cas. On est resté dans la mauvaise mesure d'une guerre, étant entendu que dans cette guerre le FPR n'est à priori responsable que de 50 % de ces morts de guerre "normale" le reste étant du aux FAR.

Nous avons rassemblé quelques chiffres sur une page dédiée. Le rapport du nombre de morts entre ceux la guerre et ceux du génocide est de l'ordre de 1 à 20.

Un autre aspect des mises en cause du FPR est la politique du Rwanda conduite au Zaïre/RDC à partir de 1996 et donc après le génocide. Il est insensé de vouloir justifier le génocide par ce qui se serait passé après, à fortiori en déformant cet après.

Plusieurs rapports ont tenté de cerner cette politique. Le plus fameux est le "rapport mapping" de l'ONU publié en 2010 et qui analyse les guerres du Congo mettant en prise une dizaine de pays, dont le Rwanda, et qui se garde bien d'avancer le moindre chiffre concernant le nombre de morts en RDC, malgré les innombrables discours de propagandes qui prétendent ou insinuent le contraire, à commencer par ce qu'on a pu lire dans les grands journaux français, souvent prompt dans la passé à dédouaner la politique de la France au Rwanda. Nous avons étudié ce rapport et mis un lien de téléchargement sur cette page :

1 RwgafiLita s'écrit aussi RwagafiRita car les Rwandais ont l'usage de considérer comme identiques les sons des lettres R et L.
2
Le colonel Rwagafilita avait alors pour chef d'état-major le Président de la République, Juvénal Habyarimana, chef d'état-major de l'armée et de la gendarmerie.

La justice en France

Procès des bourgmestres Ngenzi et Barahira

Le procès au jour le jour
relaté par le CPCR
et d'autres citoyens


>>> CPCR : nous avons plus que jamais besoin de vous

Dossier du procès à Paris de deux Rwandais, Tito Barahira et Octavien Ngenzi, bourgmestres successifs de Karabondo au Rwanda, accusés de génocide.
10 mai 2016 -  6 juillet 2016 - Verdict : "réclusion criminelle à perpétuité"

Ce procès aura battu en brèche le négationnisme du génocide des Tutsi,  comme celui de Pascal Simbikangwa il y a deux ans, ce que souligne à juste titre le communiqué de Survie.

Il est étrange de remarquer que c'est dans le pays occidental qui a le plus perfectionné le négationnisme du génocide des Tutsi que les décisions de justice apparaissent au fil du temps, certes avec beaucoup de retard, comme les plus incisives contre le refus d'admettre l'intention de génocide et le plan concerté dans le cas du génocide des Tutsi. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda n'est jamais allé aussi loin que la justice française... on peut même dire qu'il fut parfois particulièrement compréhensif avec de grands responsables du génocide, notamment parmi ceux qui furent côtoyés par des responsables français au Rwanda. On remarque encore dans ce procès, notamment dans le réquisitoire de l'avocat général, la mise à la poubelle de la théorie fumeuse du double génocide. Certains de nos beaux esprits iront quand même les ressortir des poubelles argumentaires !

Le manque d'intérêt très remarqué des médias français pour ce procès confirme malheureusement ce refus de remettre en cause ce négationnisme, quasi national, encore vivace, malgré de nombreux signes d'espoirs qui percent dans tous les recoins de la République française. Beaucoup de Français commencent à ouvrir les yeux, mais l'importance du problème reste marginale dans les priorités des consciences. Or, comme l'a souligné l'avocat général dans son brillant réquisitoire, il s'agissait d'un procès historique.

Toutefois, une note relativement dissonante apparaît : de toute évidence Pascal Simbikangwa fut probablement un plus gros "bonnet" du génocide, contrairement à ces deux bourgmestres qui furent des courroies de transmissions locales du gouvernement intérimaire soutenu par la France. Simbikangwa a "bénéficié" d'une décision plus légère que celle de Barahira et Ngenzi, pourtant justifiée en ce qui les concerne. Il se confirme donc que dans la sensibilité française le crime concret, la proximité de la tuerie, serait plus grave que l'implication pourtant essentielle et déterminante des donneurs d'ordre.Cela rappelle un des arguments français : "ce ne sont pas les soldats français qui tenaient les machettes"

Cette impression est renforcée quand on considère d'autres domaines de notre vie politique, économique et administrative, comme par exemple dans le cas du "populicide" vendéen (selon l'expression d'époque du révolutionnaire Gracchus Babeuf) ou sur un autre plan par exemple comme dans celui de l'affaire Kerviel. C'est un peu comme si, après avoir coupé les têtes du régime royal, la justice et l'opinion "républicaine" déniaient appliquer des sentences analogues pour les responsables de régimes prétendus républicains ou démocrates, pardonnant trop facilement de graves manquements sur le dos de boucs émissaires plus ou moins impliqués, voire injustement mis en cause comme dans le cas de l'affaire Dreyfus, à l'image d'un souverain de droit divin, par crainte, probablement... et comme le roi, de perdre les fondements de son autorité.

E.C. 8 juillet 2016

Dernier compte rendu de journée publié : (Plaidoiries et réquisitoire de l'avocat général)

>>> Pour suivre le procès sur d'autres sites :

    • La curieuse «clause de conscience» d'une magistrate

      Libération 5 mai 2016

      Une démission rarissime qui éveille des soupçons sur le fonctionnement interne dans la préparation de ce procès. Elle demeure inexpliquée selon l'AFPCU, ce qui est encore plus rare. Il semble que des rumeurs aient porté le soupçon sur Philippe Courroye, avocat général, ce que l'association Survie, partie civile, refuse de cautionner.

      • J -1 : Électricité autour de la « clause de conscience » du procureur Aurélia Devos

        AFPCU - 8 mai 2016

      • Nouveau procès à Paris

        Survie - 20 juin 2016

        "Dix jours avant l’ouverture du procès, [Aurélia Devos] a annoncé son désistement, invoquant, fait rarissime, la « clause de conscience ». Selon Libération (4/05), certains ont vu un lien entre cette décision et la nomination du médiatique Philippe Courroye comme avocat général dans ce procès, mettant en avant le fait que l’avocat de ce dernier est également celui des enfants du défunt président Habyarimana et de plusieurs Rwandais accusés de génocide. L’association Survie, qui est partie civile, refuse de cautionner ces soupçons à l’égard de M. Courroye."

    • Le procès du «génocide au village»

      Libération  9 mai 2016

      Cet excellent article de Maria Malagardis pour qui veut comprendre ce procès et son contexte, souffre toutefois d'un mal récurrent dans la presse, notamment française : l'obstination simplificatrice à entretenir l'idée que les "ethnies " rwandaises correspondraient à des réalités. On parlait bien d'ethnies Tutsi et Hutu... mais ce ne sont pas des ethnies au sens scientifique du terme, mais des ratiocinations idéologiques coloniales ayant instrumentalisé des groupes socioprofessionnels existants en "races" d'abord, puis en "ethnies" quand le terme fut mis à la mode en occident.

      Pour faire bonne figure, quand ils parlent français ou anglais, les Rwandais croient bien faire en utilisant ce vocabulaire étranger... qui n'a pas d'équivalent en langue rwandaise. Les Hutu et les Tutsi parlent tous la même langue (le Kinyarwanda), vivent ensemble dans le pays, ont toujours eu les mêmes pratiques religieuses, se marient entre eux, et avant la colonisation pouvaient passer d'un groupe à l'autre selon leurs possessions de vaches, sur lesquelles le mwami (le roi) avait tout pouvoir. Aujourd'hui ces distinctions sont devenues illégales, en tant que références politiques, par la constitution rwandaise. Alors pourquoi ne pas  le rappeler au moins en note dans les articles ? E.C.

    • Jour 1 - 10 mai 2016 - CPCR : Ouverture du procès Ngenzi/Barahira :
    • Jour 2 - 11 mai 2016 - CPCR : Interrogatoire de CV de Tito BARAHIRA
    • Jour 3 - 12 mai 2016 - CPCR : Fin de l’enquête de personnalité de Tito BARAHIRA
      Enquête de personnalité d’Octavien NGENZI, madame ROSSINES enquêtrice de personnalité, Viateur RUMASHANA, Stéphane AUDOUIN-ROUZEAU directeur d’études à l’EHESC ( Ecole de Hautes études de Sciences Sociales),
    • Jour 4 - 13 mai 2016 - CPCR : Audition de madame Jeanne MUREKATETE ex-épouse de Tito BARAHIRA, Patrick BARAHIRA, fils aîné, Jean-Marie NDAGIJIMANA, ancien ministre, ancien ambassadeur, Joseph MATATA
    • Procès rwandais : cherchez l'horreur

      Libération 13 mai 2016

    • Jour 5 - 17 mai 2016 - CPCR : Audition de monsieur Jacques SEMELIN, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po, Audition de monsieur Ignace BAGILISHEMA, bourgmestre acquitté en 2001 par le TPIR, commentaires sur les documentaires visionnés,
    • Jour 6 - 18 mai 2016 - CPCR : Audition de monsieur Jean-François DUPAQUIER, journaliste, Audition de maître Eric GILET, avocat
    • Jour 7 - 19 mai 2016 - CPCR :Audition d’Olivier GRIFFOUL, lieutenant de gendarmerie, enquêteur, Audition d’Aline KAGOYIRE, rescapée, Audition de Gilbert BITTI, juriste de droit pénal international,Audition de Jean-Loup DENBLYDEN, militaire belge en 1994, ingénieur au CERN,Projection du documentaire D’Arusha à Arusha
    • Jour 8 matin - 20 mai 2016 - CPCR : Cas Emmanuel HABYARIMANA, témoin cité par la défense, audition du docteur BERNARD, cardiologue qui a réalisé l’expertise médicale de Tito BARAHIRA, cas d’André GUICHAOUA, expert cité par la défense
    • Jour 8 Après-midi - 20 mai 2016 - CPCR : Audition d’ Hélène DUMAS, chargée de recherche au CNRS, enseignante à Sciences Po, audition de monsieur Isaïe IRYIVUZE, témoin cité par maître MATHE, Audition de madame Véronique MUKAKIBOGO, partie civile avec le CPCR
    • Jour 9 - 23 mai 2016 - CPCR :Pauline NYIRAMASHASHI, lecture de son audition (décédée), Lecture de documents.
    • Jour 10 - 24 mai 2016 - CPCR : Interrogatoire de monsieur Octavien NGENZI, Audition de Wellars MURWANASHYAKA, détenu, en visio de Kigali, Audition de Michel KARINGANIRE, agriculteur de Cyinzovu, détenu. En visioconférence, Audition de Florian MUKESHAMBUKA, de l’ancienne commune de Kabarondo,Audition de Oreste NSABIMANA, présenté comme une “connaissance” de NGENZI sur le planning,
    • Jour 11 - 25 mai 2016 - CPCR : Audition de monsieur Kajengi TWAGIRIMANA, cité par maître MEILHAC, Audition de monsieur Hassan KALIMBA, en visio-conférence du Rwanda,
    • Jour 12 - 26 mai 2016 - CPCR : Audition d’Octavien NGENZI sur la période du 6 au 12 avril 1994, Lecture de l’audition de Célestin HAVUGIMANA, Audition de Samson MUSONI, cousin germain de BARAHIRA, Audition de Méthode RUBAGUMYA, OPJ du GFTU, section du parquet qui gère les dossiers des gens qui ont fui le pays,
    • Jour 13 - 27 mai 2016 - CPCR :Audition de monsieur Eliezer NGENDAHIMANA, agriculteur, Audition de monsieur Ernest NTAGANDA, Lecture de l’audition de Joas NSHIMIYIMANA, Audition de Samuel NSENGIYUMVA, agriculteur, Audition de monsieur Onesphore BIZIMUNGU,
    • Jour 14 - 30 mai 2016 - CPCR : Audition de monsieur Augustin NSABIMANA, maçon, frère d’Eliezer Ngendahimana, Audition de monsieur Christophe HATEGEKIMANA, témoin présenté par la défense, Audition de Tito BARAHIRA sur la période du 7 au 12 avril 1994, La présidente lui demande alors de parler de la réunion sur le terrain de foot
    • Jour 15 - 31 mai 2016 - CPCR : Audition de Patrice NGIRUMPATSE, Audition de Félicien KAMANA, agriculteur, Audition de Silas MUTABARUKA, Interrogatoire de Tito BARAHIRA, Audition de l’abbé Oreste INCIMATATA, rescapé, curé de la paroisse de Kabarondo en 1994,
    • Jour 16 - 1 juin 2016 - CPCR : Audition de madame Christine MUTETERI, agricultrice, Audition de monsieur Justin KANAMUGIRE, en visio-conférence. Rescapé de l’église.
    • Jour 17 - 2 juin 2016 - CPCR :Audition de monsieur Radjabu SIBOMANA, policier communal en 1994, Audition de Jean-Baptiste GATABAZI, policier communal, aujourd’hui agriculteur, Audition de monsieur Samuel NDOBA, policier communal en 1994,
    • Jour 18 - 3 juin 2016 - CPCR : Audition de Manassé MUZATSINDA, agriculteur, policier communal en 1994, neveu de RWAGAFILITA, Audition de Léopold GAHONGAYIRE, qui déclare vouloir se constituer partie civile, Audition de monsieur Eulade RWIGEMA,partie civile,Audition de monsieur Straton GAKWAVU, partie civile, agriculteur / éleveur, Audition de madame Marie MUKAMUNANA, rescapée
    • Jour 19 -  6 juin 2016 - CPCR :Audition de Berthilde MUTEGWAMASO, agricultrice, Audition de Benoîte MUKAHIGIRO, agricultrice
    • Jour 20 - 7 juin 2016 - CPCR :Audition de Samuel MURIHANO détenu, Audition de Jean-Damascène RUTAGUNGIRA qui déclare vouloir se constituer partie civile, Audition de Béata UWAMWEZI en visio-conférence, agricultrice, rescapée, Audition de Pierre KABASHA, en visio-conférence, détenu, Audition de Francine UWERA, rescapée qui déclare vouloir se constituer partie civile avec son frère qui est dans la salle et qui avait 6 ans en 1994. Elle-même avait 14 ans. Elle est commerçante.
    • Jour 21 - 8 juin 2016 - CPCR Audition de Jean MPAMBARA, ancien bourgmestre de Rukara, acquitté par le TPIR, Audition en visio-conférence de Jean CHATAIN, ancien journaliste à l’Humanité,
    • Jour 22 - 9 juin 2016 - CPCR : Audition de Jean-Claude REBERO, par visio-conférence. Cité par la défense, Audition de François HABIMANA, agriculteur, cité par la défense, Audition de François NSABIMANA, président du Tribunal de Kabarondo en 1994, Audition de Vincent SIBOMANA, ancien militaire des FAR. Cité par la défense, Audition de Donatien MUNYANEZA, policier communal en garde de la maison de NGENZI,
    • Jour 23 - 10 juin 2016 - CPCR : Audition de Jean-Baptiste KARUYONGA. Témoin cité par la défense, Audition de Pierre NYAMABUMBA, témoin de la défense, Lecture de la déposition de Jean-Pierre RWASAMIRERA, conseiller communal, décédé, Audition de Pierre NDAZIRAMIYE, témoin cité par la défense, Audition de Jean Bosco GASHIRAMANGA, témoin de la défense, Audition de Moussa BUGINGO, témoin de la défense,
      • AFCPU semaine du 6 juin au 10 juin 2016 (manque)
    • Jour 24 - 13 juin 2013 - CPCR : Audition de Moussa BUGINGO, cité par la défense, Déclaration spontanée de Tito BARAHIRA sur la journée du 13 avril 1994
    • Jour 25 - 14 juin 2016 - CPCR : Audition d’Anaclet RUHUMULIZA, condamné à la perpétuité, Audition de Paul NGIRIBANZI, Audition de François NZIGIYIMANA, Audition d’Oscar KAJANAGE, partie civile, rescapé, Audition d’Etienne GAKWAYA
    • Jour 26 - 15 juin 2016 - CPCR :Audition de Constance MUKABABAZAYIRE, rescapée partie civile, Audition de Jovithe RYAKA, rescapé et partie civile
    • Jour 27 - 16 juin 2016 - CPCR : Interrogatoire de Tito BARAHIRA, Audition de Marie-Goretti MUKAYIRERA, infirmière au Centre de Santé, Audition de Jean-Damascène MATABARO, Audition de Jean RWIZIBURIRA, Audition de Félicien KAYINGA, 21 ans en 1994. Commerçant. Se constitue partie civile, Audition de Donatille KANGONWA, rescapée qui se constitue partie civile,
    • Jour 28 - 17 juin 2016 - CPCR : Audition d’Emmanuel HABIMANA, alias CYASA, Audition d’Eugénie MUKABUTERA, Audition d’Osée KAREKEZI, retraité, victime de fouilles, Audition de Jacqueline KANSORO, épouse d’Osée KAREKEZI, L’audition de l’épouse de NGENZI était au programme, mais aucune explication n’a été donné à son absence
    • Jour 29 - 20 juin 2016 - CPCR : Audition de Géraldine UWAMAHORO, fille de Osée KAREKEZI et de Jacqueline KANSORO, Audition d’Odette KAMPIRE, épouse du bourgmestre MPAMBARA.
    • Jour 30 - 21 juin 2016 - CPCR : Audition du premier témoin anonyme X, Audition du second témoin X  - mari du témoin précédent, Audition de Gérard NSHIRIZUNGU, voisin du couple, Audition de Moïse DUSENGIMANA, vacher, cousin de BARAHIRA, Audition de Médiatrice UMUTESI, partie civile (voir aussi suite le 22 juin).
    • Jour 31 - 22 juin 2016 - CPCR : Audition de Médiatrice UMUTESI, partie civile (suite)
    • Jour 32 - 23 juin 2016 - CPCR : Audition de Jacqueline MUGUYENEZA, rescapée et partie civile, Audition d’Augustin NSENGIYUMVA, cousin de Médiatrice UMUTESI, Audition de David TANAZIRABA, assistant bourgmestre en 1994, Audition de Marie MUKABARANGA, en visioconférence, Audition de Marie-Thérèse NAKAZI, épouse de David TANAZIRABA,
    • Jour 33 - 24 juin 2016 - CPCR : Audition de monseigneur Philippe RUKAMBA, évêque de Butare, Rwanda, Audition de Bellancila UWAMBAYIMPUMBYA, épouse d’Octavien NGENZI, Audition de Felicia KANTARAMA, Audition d’Alice UWIMPHURA, 10 ans en 1994, réfugiée chez NGENZI
    • Jour 34 - 27 juin 2016 - CPCR : Interrogatoire d’Octavien NGENZI sur la journée du 13 avril 1994, massacres de l’église de Kabarondo
    • Jour 35 - 28 juin 2016 - CPCR : Interrogatoire d’Octavien NGENZI  (suite), Audition de Philippe OUDY, psychologue expert dans l’affaire NGENZI, Audition de Laurent BUCYIBARUTA, lui-même visé par une plainte datée de l’année 2000. Témoin cité par la défense, Audition de Daniel ZAGURY, expert psychiatre dans l’affaire BARAHIRA
    • Jour 36 - 29 juin 2016 - CPCR : Audition de Gérard LOPEZ, psychiatre dans le dossier NGENZI, Audition de E.M. PHESANS, expert psychologue dans le dossier BARAHIRA, Témoignage d’Alain NGIRINSHUTI, vice-président Ibuka France, Témoignage d’Alain GAUTHIER, président du CPCR
      • AFP 29 juin 2016 : Génocide rwandais: aux assises, le rude combat du couple Gauthier
      • Un juré semble très préoccupé de dénoncer les relations entre le couple Gauthier et le Rwanda. On a d'un côté des accusés nommés sous l'influence du Colonel Rwagafilita, responsable de la gendarmerie rwandaise, qui expliqua la question Tutsi au Général Varret (français) trois ans avant le génocide en ces termes : "Ils [les Tutsi] sont très peu nombreux, nous allons les liquider", et de l'autre un couple effectivement  frappé par cette intention initiale d'extermination (expliquées aussi à l'époque aux autorités françaises par d'autres voies et voix comme à l’ambassadeur de France au Rwanda) qui cherche des appuis pour que justice soit faite. Que le gouvernement rwandais, qui combat à juste titre les génocidaires, le souhaite aussi n'a rien d'infamant (que fait le gouvernement français contre le terrorisme ?). Que ses membres et son parti principal furent, noir sur blanc dans les documents connus, l'ennemi de l'armée française de 1990 à aujourd'hui devrait éveiller l'esprit critique - Que les dirigeants français du juré, notablement accusés de complicité dans le génocide des Tutsi, ne souhaitent donc pas que la justice s'exerce contre eux et qu'ils aient freiné des quatre fers pendant 20 ans, et continuent en ce qui les concerne à éviter toute mise en cause judiciaire de leurs responsabilités, devrait aussi le préoccuper.
        Ce juré devrait donc approfondir sa question des éventuelles collusions d'intérêts afin que les choses soient plus justes tout simplement.
        L'honnêteté et l'authenticité de la démarche des Gauthier est à la mesure de la malhonnêteté ou l’imbécillité (s'ils n'avaient pas compris malgré leur honnêteté) de la plupart des dirigeants français des années 1990 qui ont eu à prendre des décisions concernant le Rwanda. On glissera au juré que le colonel Varret devint critique de la pertinence de la coopération française  avec la gendarmerie rwandaise et fut relevé de son commandement avant terme. le ministre de la défense Pierre Joxe tenta aussi en 1993 de ramener Mitterand à la raison sur le dossier rwandais... en vain juste avant la prise des responsabilités par le gouvernement de cohabitation de Balladur. Malheureusement on continue à protéger les historiographies politiques de ces responsables français, sans parler de ceux qui sont encore actifs et bénéficient aujourd'hui de tel ou tel rouage de l'état français et de son administration et surtout de leurs réseaux médiatiques, pour se protéger de toute mise en cause devant la justice.
        Nous ne savons évidemment pas comment ce juré en est arrivé à cette agressivité relatée par l'AFP, mais nous sommes certains qu'il devrait s'interroger sur la manière dont il arriva à cette attitude. Cette introspection devrait être pleine d'enseignement pour lui. EC

    • Jour 37 - 30 juin 2016 - CPCR : Témoignage de Dafroza GAUTHIER, Dafroza GAUTHIER nomme plus de 200 victimes de Kabarondo afin de les sortir de l’anonymat dans lequel le génocide les avait plongés
    • Jour 38 - 1 juillet 2016 - CPCR : Plaidoiries des parties civiles
    • Réquisitoire de l'avocat général
    • Suite réquisitoire
    • Plaidoirie de la défense
    • Procès Rwanda : deux ex-bourgmestres condamnés pour génocide à la prison à vie

      Libération - 6 juillet 2016

    • Génocide des Tutsi : Un pas supplémentaire vers la vérité et la justice

      Survie - 6 juillet 2016

    • Rwanda : deux maires jugés en France condamnés pour génocide

      Le Monde - 7 juillet 2016



Journal Le Monde du 4 février 1964

Le livre de Jacques Morel Jacques-Morel-La-France-au-coeur-du-genocide-des-Tutsi
" La France au coeur du génocide des Tutsi"
Présenté le 7 avril 2010
Izuba édition - L'Esprit frappeur
1500 pages... un volume et une qualité d'information exceptionnels
Infos France Rwanda dans les moteurs de recherche
En anglais
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