Le Groupe International d’Éminentes Personnalités

pour enquêter sur le génocide de 1994 au Rwanda

et ses conséquences

(du rapport de l'OUA)

 

Son Excellence Sir Quett Ketumile Joni Masire, président; ancien Président du Botswana

 

Enseignant de formation, Sir Ketumile Masire a d’abord été élu député au Parlement du Botswana en 1966, pour occuper ensuite les postes de vice-président et de ministre des Finances et de la Planification du développement. En 1980, il a succédé à feu Sir Seretse Khama, devenant ainsi le second Président de la République du Botswana.

 

Sir Ketumile Masire a joué un rôle important dans des organisations régionales et internationales, en qualité de président de la Communauté de développement de l’Afrique du Sud (CDAS), de premier vice-président de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1991, de coprésident de la Coalition globale pour l’Afrique, de membre du Groupe de haut niveau sur le développement de l’Afrique et à de nombreux autres titres.

 

Sir Ketumile Masire est récipiendaire de plusieurs titres et distinctions, dont l’«Africa Prize for Leadership» pour les qualités dont il a fait preuve en vue de mettre durablement fin à la famine (1989). Il a démissionné de la présidence du Botswana en 1998 pour retourner à sa profession initiale de fermier et à ses nombreuses activités humanitaires. En plus d’assurer la présidence du Groupe International d’Éminentes Personnalités, il a été élu pour agir en tant que facilitateur du Dialogue national inter-congolais.

 

Son Excellence le général Amadou Toumani Touré, ancien chef d’État du Mali

 

Le général Amadou Toumani Touré a énormément contribué au processus de démocratisation du Mali. En 1991, il a dirigé les opérations militaires qui ont conduit au renversement du régime dictatorial et a été nommé Président de transition. Au cours des 14 mois qui ont suivi, il a dirigé le programme de transition, notamment la Conférence nationale, un référendum constitutionnel, les élections municipales, les élections législatives puis les élections présidentielles de 1992, auxquelles il ne s’est pas présenté. Il a également posé les fondements d’une résolution pacifique du problème ethnique des Touareg du Mali.

 

Depuis qu’il a quitté la présidence, le général Touré a assumé de nombreuses missions humanitaires et de réconciliation en Afrique. Ses réalisations dans ces domaines lui ont valu de nombreuses distinctions étrangères.

 

Ses activités de réconciliation comprennent notamment sa nomination en 1995 comme facilitateur dans la région des Grands Lacs et sa nomination par l’OUA en tant que médiateur pour la République centrafricaine de 1996 à 1997.

 

Il a également été à la tête de la Mission d’observation de l’OUA en 1996 lors des élections algériennes.

 

Mme Lisbet Palme, présidente du Comité suédois de l’UNICEF et experte siégeant au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies

 

Mme Lisbet Palme est spécialiste en pédopsychiatrie. Sa carrière publique a débuté en 1986 après l’assassinat de son époux, à l’époque Premier ministre de la Suède. Depuis, Mme Palme est fréquemment invitée à s’adresser à des conférences nationales et internationales où elle s’exprime sur la paix, les droits de l’enfant, le développement et les questions anti-apartheid. Depuis 1987, elle est présidente du Comité national suédois de l’UNICEF.

 

Mme Palme est membre de la délégation suédoise à de nombreuses conférences internationales; elle est également membre de nombreux groupes internationaux de haut niveau au sein desquels elle a occupé plusieurs postes importants. Elle a assuré la présidence du Groupe de femmes éminentes pour les femmes et les enfants namibiens et sud-africains parrainé par les Nations Unies et a été membre du Groupe de personnes éminentes chargé, sous la direction de Mme Graça Machel, d’étudier l’impact des conflits armés sur les enfants.

 

En mai 1997, Mme Palme a été élue à titre d’experte au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies. Elle est membre de nombreux organismes nationaux et internationaux de consultation sur la paix et le développement de la jeunesse.

 

Mme Ellen Johnson-Sirleaf, ancienne ministre du gouvernement du Libéria, ancienne directrice exécutive du Bureau régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

 

Mme Ellen Johnson-Sirleaf est titulaire d’un maîtrise en administration publique de l’Université Harvard. Elle a une vaste expérience nationale et régionale des secteurs public et privé ainsi que des organisations internationales économiques, humanitaires et de développement. Elle a oeuvré au gouvernement du Libéria en tant que sous-ministre puis en tant que ministre des Finances et a été présidente de la Banque libérienne de développement et d’investissement, outre les fonctions qu’elle a assumées à la Banque Mondiale. Elle a assumé les responsabilités d’administratrice adjointe et de directrice régionale du Bureau de l’Afrique du PNUD et occupe présentement le poste de conseillère-cadre en gestion.

 

Mme Johnson-Sirleaf s’est également impliquée en politique, notamment en se présentant comme candidate à la présidence du Libéria lors des élections générales de 1997.

 

Mme Johnson-Sirleaf a été membre du conseil d’administration de nombreuses organisations de gestion et politiques, membre du conseil d’administration de nombreuses organisations féminines de portée internationale comme la Banque mondiale des femmes et l’Institut international pour le leadership politique des femmes. Elle a pris part à de nombreuses activités humanitaires. Mme Johnson-Sirleaf est récipiendaire de plusieurs distinctions et titres honorifiques convoités, nationaux et internationaux.

 

M. le juge P.N. Bhagwati, ancien juge en chef de la Cour suprême de l’Inde

 

M. le juge P.N. Bhagwati était le plus jeune juge de l’histoire de l’Inde lorsqu’il a été nommé juge en chef de la Haute Cour de l’État de Gujarat puis, plus tard, juge en chef de la Cour suprême de l’Inde. Il a conservé le poste de juge en chef de la Cour suprême de l’Inde jusqu’à sa retraite, en 1986.

 

Depuis sa retraite, il s’implique très activement à promouvoir la justice sociale en Inde et à travers le monde. Il a agi commet expert-conseil auprès des gouvernements du Népal, de la Mongolie et du Cambodge pour l’élaboration de leurs constitutions. Il contribue également à la justice sociale par l’entremise du Commonwealth, de l’ONU, de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du PNUD.

 

Au sein de l’ONU, il a été président du Congrès mondial des droits de l’homme, membre de la Commission des droits de l’homme, du Comité d’experts sur l’application des Conventions de l’OIT et de la Cour permanente d’arbitrage à La Haye ainsi que président du Conseil consultatif de la CIJ à Genève. M. le juge Bhagwati a également assuré la présidence du Groupe d’éminentes personnalités chargé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés d’étudier les questions relatives aux réfugiés.

 

M. le sénateur Hocine Djoudi, ancien ambassadeur d’Algérie en France et auprès de l’UNESCO, représentant permanent auprès de l’ONU

 

M. l’ambassadeur Hocine Djoudi est juriste de formation, fort d’une prestigieuse carrière dans le domaine de la diplomatie bilatérale et multilatérale. D’abord conseiller auprès de diverses ambassades d’Algérie et de la Mission permanente des Nations Unies, il est devenu ambassadeur dans de nombreux pays d’Europe et d’Afrique. Il a été représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, en assumant notamment les fonctions de représentant au Conseil de Sécurité, de président du Conseil de sécurité et de président du Conseil économique et social.

 

Il a alors a été nommé secrétaire permanent au ministère algérien des Affaires étrangères, pour ensuite être nommé ambassadeur d’Algérie en France et auprès de l’UNESCO. Depuis 1998, M. l’ambassadeur Hocine Djoudi est membre du Conseil national algérien (Sénat) où il assume la fonction de vice-président de la Commission des affaires étrangères.

 

M. l’ambassadeur Hocine Djoudi a été à la tête de la délégation algérienne à divers sommets du Mouvement des pays non-alignés, de l’OUA, de l’OCI et du Groupe des 77. Il a également été à la tête de la délégation algérienne à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe.

 

M. l’ambassadeur Stephen Lewis, ancien ambassadeur et représentant du Canada auprès des Nations Unies et ancien directeur général adjoint de l’UNICEF

 

Stephen Lewis a été leader du Nouveau Parti démocratique pour finalement se retrouver à la tête de l’opposition officielle jusqu’en 1978, date à laquelle il a renoncé à ses fonctions pour faire carrière dans les domaines de la radiotélévision et des affaires humanitaires et devenir un commentateur très en vue à la radio et à la télévision jusqu’à sa nomination au poste d’ambassadeur du Canada auprès des Nations Unies en 1984, où il a présidé le comité qui a élaboré le programme quinquennal des Nations Unies pour le redressement économique de l’Afrique.

 

En 1990, il a été nommé représentant spécial auprès de l’UNICEF. À ce titre, il a beaucoup voyagé en tant que porte-parole de l’UNICEF pour la défense des droits et besoins des enfants, notamment des enfants des pays en développement. En 1993, le Secrétaire général des Nations Unies l’a invité à faire partie de son Groupe consultatif à la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes qui s’est tenue à Beijing. En 1994, il a été nommé coordonnateur de l’enquête internationale de deux ans intitulée Impact d’un conflit armé sur les enfants (connue sous le nom d’Étude Machel). Il a exercé les fonctions de directeur général adjoint de l’UNICEF jusqu’en 1999.