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Révisionnisme - Justice attentat du 6 avril 1994 -
Hubert Védrine - Khmers rouges - Général Varret -

Donald Kaberuka



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Les rubriques permanentes

Regards d'artistes sur le Rwanda et le génocide des Tutsi

  • Mina Furaha

    Artiste rwandaise autodidacte dont plusieurs œuvres sont imprégnées du génocide des Tutsi et des exodes de populations
  • Shoah et Tziganes, Arméniens, Tutsi
    Francine Mayran, psychiatre et artiste, exprime les génocides du 20 ème siècle par des fresques et des portraits commentés
  • Bruce Clarke - Les hommes debout
  •  Artiste plasticien animant un projet collectif de peinture murale sur les lieux de mémoire du génocide des Tutsi au Rwanda et des expositions tournantes sur le même thème ailleurs dans le monde
  • Photos du Rwanda
    Photos de Christian Lafitte

La justice en France

Contexte et éclairages divers

  • "Affaire Tarnac"
  • Une affaire qui illustre les "erreurs d’appréciations" dont sont capables les services d’enquête français et la crédulité des responsables face aux informations qu’ils leur présentent… Si en plus, comme dans le cas de l’implication française dans le génocide des Tutsi au Rwanda, ce sont ceux qui sont mis en cause qui fournissent les informations… C’est un gouffre de dérives assuré.

Le génocide n'est pas fini pour tout le monde.  Béatrice Mukamulindwa ne sait pas ce qui est advenu de ses trois enfants pendant le génocide. Elle les cherche toujours. Aucun élément ne lui permet d'avoir la certitude qu'ils seraient morts.

Le cas de Béatrice n'est pas isolé. Ces dernières années des enfants et des parents se sont retrouvés après 20 ans de séparation. Certains grâce à l'association qu'elle a créée :

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Nouvelles France Rwanda

Informations et commentaires


France-Rwanda : la justice française clôt par un non-lieu l’instruction
sur l’attentat du 6 avril 1994

Jeune Afrique - 24 décembre 2018

Il est clair que si la justice française reconnaît que les inculpations du juge Bruguière étaient sans fondement sérieux, elle ne veut visiblement pas savoir qui sont les véritables auteurs de cet attentat.

Un titre d'article qui pose problème

Cet article de France Info du 20 décembre (voir sous le tableau) repose sur une enquête de l'IFOP pour la fondation Jean-Jaurès, qui nous apprends que le génocide des Tutsi du Rwanda est le plus mal connu des principaux génocides du XX ème siècle par les Français. Pourtant c'est le plus récent. Mais c'est, implicitement, sur le manque de connaissance du génocide des Juifs que l'on titre alors que c'est le mieux connu par les Français :
Un Français sur dix dit n'avoir jamais entendu parler de la Shoah, selon un sondage

L'enquête elle-même est intitulée :  L'Europe et les génocides : le cas français

Le titre de cet article est-il neutre et objectif ? Pas plus que le contenu de l'enquête qui, malgré son titre, s'intéresse surtout à la Shoah. Il y aurait beaucoup plus a enquêter sur le cas français et le génocide des Tutsi. Mais la fondation Jean Jaurès n'est visiblement pas intéressée par ce "cas". Elle l'a déjà montré.

Ceci dit le contenu de l'enquête est intéressant sous l'angle de la Shoah.

Copie d'écran de l'enquête de l'IFOP pour la fondation Jean-Jaurès

1994 : le Génocide des Tutsis au Rwanda – la mort hors-champ

France Inter - 12 décembre 2018

Lorrains originaires du bassin de Briey tués au Rwanda en 1994 : le mystère demeure

Le Républicain Lorrain - 11 décembre 2018

"Il y a aussi cette scène, troublante, dont a été témoin Gaëtan : « Quelques semaines après les décès, un haut gradé de la gendarmerie a fait signer à mes parents un papier comme quoi ils s’engageaient à ne pas déposer plainte contre l’État français. »"

Lire aussi les commentaires sous chaque photo, on y trouve de bonnes questions.

Tous ces éléments sont à ajouter aux soupçons que l'avion d'Habyarimana aurait été descendu par les tirs d'un commando où se trouvaient peut-être aussi des Français. L'épicentre des vagues successives  des-"informations"- sur l'attentat est en France. C'est de là que partent toutes les versions successivement abandonnées par les faits découverts. Cela a un sens.

Ces gendarmes spécialistes des écoutes, assassinés au Rwanda quelques heures après l'attentat, ont très bien pu être descendus par ceux qui ont commis l'attentat. Dans cette affaire tout le monde a le droit de se taire. Sauf Hubert Védrine qui a raconté tout et son contraire sur l'attentat. Il a même dit un jour qu'il était possible que des mercenaires français aient participé à cet attentat (Politis). Mais lui secrétaire général de l'Elysée, à une époque où Mitterrand luttait contre sa maladie, il ne sait rien. C'est du moins ce qu'il dit.

Il faut aussi rappeler que le gros bonnet de l'espionnage français, François de Grossouvre, est mort le lendemain de l'attentat, le 7 avril 1994, à l'Elysée. Selon le château, il se serait suicidé car il aurait été "dépressif". C'est sûrement vrai après un coup de feu !... Il fréquentait un certain Capitaine Barril, qui lui aussi a fait partie des vagues "d'informations" sur l'attentat, et qui écrit dans son livre qu'il a été assassiné. Très sûr de lui ce capitaine dont Paul Quilès, la seule fois que j'ai eu l’opportunité de l'interpeller, m'a dit droit dans les yeux, avec une fixité du regard assez particulière, "Vous savez bien que c'est un clown". J'ai encore son regard en mémoire : il semblait dire : surtout crois-moi car sinon on va à la catastrophe.

E.C.

Génocide au Rwanda: un médecin rwandais renvoyé aux assises en France

Le Figaro - 7 décembre 2018

cf. notre dossier

Biens coloniaux belges: une restitution inéluctable

rtbf.be - 4 décembre 2018

Génocide des Tutsi : les juges français enterrent l’affaire Bisesero

Survie - 3 décembre 2018


Journal Le Monde du 4 février 1964

↪ Courrier de missionnaires du Rwanda du 15 janvier 1964

↪ Propagande du pouvoir de 1964

↪ Message du Président Kayibanda aux réfugiés rwandais du 11 mars 1964

La formation de la gendarmerie rwandaise  par la France à partir de l'accord de coopération de 1975 (effective semble-t-il à partir de 1983 par la "mise sur pied" annoncée d'un "groupement de gendarmerie" selon une note d'un conseiller de Mitterrand de 1982) n'a absolument rien changé. Non seulement les assassinats ponctuels et massacres de Tutsi demeurèrent impunis de 1959 à 1994, mais la gendarmerie et l'armée rwandaises furent  les deux bras armés du génocide, avec des armes vendues par la France avant, pendant et même après le génocide. L'ambassadeur de France parlait de "rumeurs" à propos des massacres de Tutsi exécutés entre 1990 et 1993. Hubert Védrine essaya de faire croire en 2014 aux députés français (très crédules) que les armes vendues par la France n'auraient pas servi au génocide des Tutsi.


Le livre de Jacques Morel Jacques-Morel-La-France-au-coeur-du-genocide-des-Tutsi
" La France au coeur du génocide des Tutsi"
Présenté le 7 avril 2010
Izuba édition - L'Esprit frappeur
1500 pages... un volume et une qualité d'information exceptionnels
Infos France Rwanda dans les moteurs de recherche
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