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Les rubriques permanentes

La justice en France

Nouvelles France Rwanda

Informations et commentaires

Rwanda : bras de fer entre HRW et le gouvernement

France 24 - 31 octobre 2017

Le procédé de l'enquête de France 24 est particulièrement partial. Sur les 37 cas d'HRW, les journalistes de France 24 n'en analysent que quatre, en trois coups de cuillère à pot, pour tenter de départager la NCHR du Rwanda et HRW. C'est un peu court pour en tirer des conclusions ! De plus, pour le deuxième cas, qu'un Rwandais soit inconnu dans un village qui n'est pas le sien n'a rien de surprenant. On ne peut rien en tirer. La parole de Rony Brauman, qui fait partie du bocal politique des dirigeants français comme intervenant à Sciences po, prend partie pour valider cette enquête sommaire.  Cela ne signifie nullement qu'HRW ou la NHCR du Rwanda auraient, l'un ou l'autre, ou l'un et l'autre, tort sur toute la ligne ou partiellement, mais qu'on est clairement sur ce média du service public à destination de l'étranger dans le domaine de la propagande et non pas dans celui de l'enquête sérieuse.

Le rapport de ces 37 cas est titré par HRW "Tous les voleurs doivent être tués". Il n'y aurait donc que 37 cas de vols par an au Rwanda ....

Ceci dit nous avons connaissance de quelques graves bavures des forces de l'ordre, comme on dit en France quand il s'agit de nos forces de l'ordre, pour des motifs peu acceptables. La gâchette trop facile.

E.C.

Lire aussi :

Exécutions extra-judiciaires : Human Rights Watch accuse le Rwanda de « nier les meurtres »

Jeune Afrique - 2 novembre 2017

Interview de Madame Louise Mushikiwabo ministre des affaires étrangères du Rwanda

Tv5Monde, RFI, Le Monde - 29 octobre 2017

La deuxième partie de cet entretien aborde les relations entre la France et le Rwanda.
Le Monde rend compte aussi de cet entretien :

Génocide au Rwanda : dans "Le Monde", les amis démocrates des dictateurs

Marianne - 29 octobre 2017  Jean-Hervé Bradol

Sans surprise dans Marianne, on trouve, sous la plume de Jean Hervé Bradol ce qui est plus surprenant, un article contestant la tribune d'un collectif d'historiens parue dans le Monde. Ce collectif dénonce le livre de la collection "Que sais-je ?" de Reyntjens sur le génocide des Tutsi. Survie a relevé dans ce livre plusieurs "malversations intellectuelles" qui déforment grossièrement le sens de plusieurs citations. Voir l'article de Survie. Le 2 novembre 2017, j'ai inséré un commentaire sous l'article qui rappelait entre autre que Jean Hervé Bradol fut une des voix fortes en 1994 pour dénoncer à la télévision la complicité de la France dans le génocide en citant deux liens vers des vidéos de ces émissions de TV. Ce commentaire a été supprimé. Le 3 novembre je publie en réponse à un commentaire ces deux liens. Ce commentaire est à nouveau supprimé. J'insère un autre commentaire qui ne parle que de l'article de Bradol et qui lui est toujours en place a cette heure. Voici les deux liens que Marianne ne supporte pas :

 La guerre intime de Claude, ancien soldat atteint de stress post-traumatique

Le Monde - 26 octobre 2017

Cette "guerre intime" d'anciens soldats n'est pas isolée. J'ai un jour rencontré un ancien sous-officier reconverti dans le civil qui s'est mis à pleurer quand je lui ai parlé du témoignage de mon épouse à une barrière à Ruhengeri au Rwanda en 1991, et du fait qu'à cette barrière elle a vu un militaire français avec un militaire rwandais contrôler les cartes d'identité ethniques, remettre un homme sorti d'une voiture à des miliciens qui l'ont aussitôt "machetté". Tous les Rwandais savaient qu'on contrôlait ainsi l'ethnie pour filtrer "les Tutsi, ennemis de l'intérieur". Visiblement cela évoquait quelque chose en lui. Nous avons parlé un assez long moment du Rwanda et pendant tout ce temps il n'a pas arrêté de pleurer. Les circonstances et surtout son état ne m'ont pas permis de prolonger ce dialogue et surtout de garder les moyens de rester en contact ... et je le regrette vivement.

D'autres échos venant de psychologues confirment ce mal beaucoup plus fréquent qu'on ne l'imagine lié aux "opex" et notamment au Rwanda. Je me demande si cette souffrance n'est pas en partie liée à cette omerta imposée aux militaires et qu'ils n'osent pas briser publiquement par crainte des conséquences. Une faute publique exige intérieurement une réparation publique afin de déplacer la culpabilité de soi-même à ce collectif qu'est l'armée et surtout ses dirigeants militaires et politiques. Ils sont coincés intérieurement et restent en grande souffrance. Rares sont ceux qui ont la force morale de briser un tabou.

E.C.

Rwanda – France : vers une nouvelle rupture ?

Jeune Afrqiue - 24  octobre 2017

Monsieur Macron, l'Etat français doit cesser de faire obstacle à sa propre justice 

Emmanuel Macron rappelle à Paul Kagame que la justice française serait indépendante. Ce n'est pas ce qu'avait démontré le juge Bruguière avec une instruction politique contre le Rwanda sans aucun fondement factuels, ce que l'enquête de son successeur Marc Trévidic a mis en lumière. Le juge Trévidic a du quitter son poste, normalement semble-t-il, et il a été remplacé par un juge qui semble avoir moins de force de caractère pour échapper aux pressions des responsables politiques et militaires de l'époque.... mais attendons il vient de prendre son poste, on verra la suite.

Le plus gros problème de la justice française dans cette affaire de l'attentat du 6 avril 1994 au Rwanda, "déclencheur du génocide", ou plus exactement signal de lancement du génocide, est que l’État français fait selon toute vraisemblance obstruction à sa  propre justice en ne communiquant pas les pièces à conviction rapportées, également selon toute vraisemblance, en France par le le colonel Grégoire de Saint-Quentin. Rappelons que ce colonel, devenu général depuis,  s'est rendu immédiatement sur le lieu du crash, officiellement pour ramener en France les corps de l'équipage français. Mais il y est retourné à plusieurs reprises les jours suivants selon son propre courrier, que l'on trouve dans les annexes du rapport des députés français. De nombreux témoins, dont la famille Habyarimana, ont affirmé qu'il cherchait la boite noire. Vu les conditions du crash, il est très probable qu'il l'ait trouvée ainsi que des débris des missiles et je doute qu'il les ait laissés sur place !

Donc monsieur Macron, oui la justice française doit être indépendante, mais par contre l'état français doit cesser de faire obstruction à la justice. Car de ce point de vue elle apparaît comme dépendante. L'attitude de l'état français plombe de toute évidence l’instruction judiciaire et cela d'autant plus que l'expertise balistique française, conduite par le juge Trévidic, confirme que les tirs furent effectués depuis le camp militaire des forces gouvernementales rwandaises.

Monsieur Macron la France a clairement un problème de rapport à la vérité dans cette affaire. Souhaitez-vous que la vérité soit faite sur cet attentat "déclencheur d'un génocide" ? Si c'est oui, alors ne vous laissez pas tromper par nos militaires.

E.C.

Pour mémoire :

Le juge antiterroriste Marc Trévidic contraint de quitter son poste

Libération - 2 avril 2015

France-Rwanda : les contradictions du nouveau témoin qui incrimine le FPR dans l’attentat du 6 avril 1994

Jeune Afrique - 17  octobre 2017

Cet article confirme la volonté d'obstruction à la justice de ces énième témoins "défroqués" du FPR. Il s'agit de bloquer l'instruction française. Le comportement du magistrat par rapport à ces témoins qui visiblement ont des versions divergentes, semble hésitant et irréaliste. Comment peut-il espérer une coopération de Kigali s'il ne prend pas au sérieux l'expertise balistique des experts français diligentée par son prédécesseur Marc Trévidic ?. Rappelons que cette expertise française confirme l'expertise britannique demandée par les autorités rwandaises pour leur propre enquête et que l'enquête de l'auditorat militaire belge conduite dans le cadre de celle sur la mort des dix casques bleus belges assassinés le lendemain de l'attentat s'était orientée sur un attentat accompli dans le cadre d'un coup d'Etat militaire des Forces armées rwandaises contre leur président.

Le problème pour la France est qu'il existe de fortes présomptions que des Français aient participé à cet attentat.... Les rebondissements perpétuels de cette enquête qu'on veut éviter de voir déboucher en tentant de maintenir tant bien que mal une accusation contre le régime actuel du Rwanda ne font que renforcer cette présomption. On sent que le dossier français ne tient debout que par une volonté politico-militaire particulièrement farouche .... E.C.

Ce qu’il faut savoir sur le nouveau témoin qui accuse Paul Kagame

Jeune Afrique - 18 octobre 2017

Rwanda-France : Kigali hausse le ton après la convocation de James Kabarebe par la justice française

Jeune Afrique - 16 octobre 2017

Le difficile débat sur le Rwanda en France

Filip Reyntjens - 11 octobre 2017

Filip Reyntjens répond à sa mise en cause de son "Que sais-je ?" sur le génocide des Tutsi par plusieurs intellectuels dans le journal Le Monde. Il est intéressant de noter qu'il le fait sur un blog du club de Médiapart baptisé Fatimad et ayant publié deux articles, le sien et un article de Marc le Pape et Claudine Vidal, tous les deux sur ce même sujet. C'est donc le blog d'un courant de chercheurs créé à l'occasion de cette contestation de son "Que-sais-je ?".

Juriste, Filip Reyntjens contribua à la rédaction de la constitution du régime Hutu qui a finalement accouché du génocide des Tutsi. Il a donc un "point de vue" très particulier sur ce génocide des Tutsi accompli par un régime auquel il croyait pour lui avoir donné une sorte de caution juridique. Tout ce qui peut amoindrir les fautes de ce régime est systématiquement exploité par cet universitaire, à tel point qu'il tombe fréquemment sous des accusations de négationnisme dans des écrits d'origines diverses.

Sous cet angle, bien entendu, l'un de ses combats porte sur les auteurs de l'attentat contre le Président Habyarimana, déclencheur du génocide des Tutsi. Il défend la thèse de Bruguière, dont l'enquête de son successeur Marc Trévidic a démontré les incroyables "faiblesses", tellement nombreuses et organisées qu'on peut parler de manipulation.

Dans le texte de son livre on relève des manipulations, notamment une des propos de Romeo Dallaire, patron opérationnel de la mission des nations unies au Rwanda pendant le génocide des Tutsi, et remarquée par les auteurs de la critique de son livre dans Le Monde. Ce qui est intéressant, c'est qu'il ne contredit pas dans sa réponse cette manipulation factuelle, mais la justifie par d'autres citations du même livre qui abonde dans le sens de son interprétation. C'est absolument inacceptable au plan de l'honnêteté, car Romeo Dallaire a tout au long de son livre des observations variées sur Kagame et sur lesquelles il se pose des questions. On ne peut pas, au prétexte de "résumer" tordre le sens d'une citation pour donner plus de poids à celui d'une autre.

L'article dans Le Monde est très édulcoré car on peut lire sur le site de Survie que Reyntjens recourt à  trois autres falsifications, des textes de l'historien Jean-Pierre Chrétien dans ce "Que sais-je ?" :

Les malversations intellectuelles du professeur Reyntjens

Survie - 19 septembre 2017

A ce niveau on ne peut effectivement plus parler de simple d'erreur d'un auteur, fut-il professeur d'université à Anvers. Et si le débat est si difficile en France c'est précisément à cause de falsifications de ce genre.

E.C. 12 octobre 2017

Le parquet requiert le procès d'un Franco-Rwandais pour "complicité" du génocide

RTL - 11 octobre 2017

Attentat du 6 avril 1994 : la justice française ordonne une confrontation entre James Kabarebe et un nouveau témoin

Jeune Afrique - 10  octobre 2017

Réaction de Paul Barril après le nouvel épisode de l’enquête française sur l’attentat contre l’avion de Habyarimana

L'Essor de la gendarmerie nationale (française) - 9 octobre 2017

On voit toujours les mêmes acteurs qui sortent du bois à chaque lueur d'espoir qui selon eux pourrait mettre en échec l'enquête d'experts de l'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic. Cette enquête détermine avec précision que le lieu du tir est dans le camp de Kanombe ou à proximité immédiate (quelques dizaines de mètres) et non pas à Massaka, zone également sous contrôle gouvernemental.

Rappelons que Paul Barril avait exhibé en juin 1994 LA "boite noire" de l'avion sur France 2, noire bien sûr pour convaincre les téléspectateurs, et que le lendemain France 2 avait annoncé qu'une boite noire est orange ! Plus tard LA "boite noire" fut retrouvée dans un placard à l'ONU et après analyse ce n'était pas encore elle .... A chaque fois que le dossier sur l'enquête est sur le point d'être fermé on trouve un nouveau témoin... qui parfois disparaît aussitôt ...A chaque fois c'est la France et les alluvions du Hutu power qui forment l'épicentre de ce genre "d'informations" qui ne trompent que ceux qui ne connaissent pas le sujet... c'est à dire beaucoup de monde. 

E.C.

«L’Eglise Catholique du Rwanda demande encore pardon pour ses prêtres impliqués dans le Génocide des Tutsi»-Mgr Rukamba

Rwanda news agency - 7 octobre 2017

Un "crampon" du négationnisme vient de céder : le silence de l'Eglise du Rwanda sur sa responsabilité dans le génocide des Tutsi.

" L’Eglise Catholique du Rwanda demande pardon pour ses prêtres qui ont commis le génocide contre les Tutsi en 1994, et cette demande s’inscrit dans l’entretien du Président Kagame et du Pape Francis à Rome le 20 Mars 2017, lorsque le Saint-Père a demandé pardon pour le mauvais comportement des collègues prêtres, selon le président de la Conférence Episcopale du Rwanda, Mgr Philippe Rukamba, évêque du diocèse de Huye.
«Pendant le génocide de 1994, l’Eglise a été absente dans la manifestation de l’Amour et du Bien au Rwanda. Nous demandons pardon pour que se renforcent encore l’Amour et la Réconciliation pour le bon développement du corps et de l’âme. Nous félicitons des prêtres qui sont restés courageux en sauvant des innocents ou en mourant tout en pardonnant à leurs bourreaux, juste comme le faisait le Christ sur la croix. Nous avons la conviction que nous avons encore dans le pays des prêtres saints, même si leurs noms ne sont pas encore publiés», a-t-il indiqué. [...]"

Un autre témoin entendu dans l’enquête sur l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana

Jeune Afrique - 3 octobre 2017

Afrique du Sud. Comment la France a bravé l’embargo et armé le régime de l’apartheid

Courrier international - 14 septembre 2017 (publié ici le 7 octobre 2017)

"Un des exemples remarquables dénichés dans les documents déclassifiés du renseignement militaire sud-africain concerne une série de réunions qui ont eu lieu à Paris les 22 et 24 juillet 1987. Lors de la première, les agents français ont offert à leurs hôtes une poignée de prototypes du Mistral, missile ultramoderne à l’époque.
L’armée française ne l’avait pas encore déployé, et Paris espérait que les forces sud-africaines pourraient le “tester” sur le terrain en Angola [où Pretoria était en guerre contre le pouvoir angolais]. Ce qui a abouti à un scandale politique en France quand la tentative de passer par le Congo Brazzaville pour transférer 50 Mistral à l’Afrique du Sud a été éventée [en 1989]."

Voilà une information que l'armée française ne souhaitait certainement pas voir divulguée. En effet les députés français ont relevé, dans leur rapport sur le génocide des Tutsi en 1998, l'enquête de Human Right Watch qui affirmait que quinze missiles Mistral figuraient dans les bagages des forces génocidaires en fuite vers le Zaïre en 1994. L'enquête du juge antiterroriste Marc Trévidic, dans un rapport balistique, a noté qu'en 1994 les missiles Mistral n'étaient pas encore commercialisés et que donc il ne pouvait pas à priori avoir été utilisés par les Forces armées rwandaises pour abattre leur président depuis le camp Kanombe. Ce camp est le principal camp militaire rwandais, jouxtant la propriété du Président Habyarimana, d'où les experts en balistique français situent le départ des missiles.

Ces révélations sud-africaine montrent que ces missiles pouvaient très bien avoir été livrés par les militaires français au Rwanda... reste à savoir qui les aurait éventuellement "testés" sur l'avion du président rwandais.

Il est intéressant de remarquer ici que les missiles furent tirés depuis la position la plus défavorable pour abattre un avion : face à l'avion qui arrivait. Ce sont en effet des missiles qui sont attirés par la chaleur des réacteurs qui bien entendu est rejetée à l'arrière de l'avion. Une position de test intéressante à priori... et qui, s'il se confirmait que des missiles Mistrals furent utilisés, mettrait Paris dans un grand embarras !

Nous avions remarqué dans un premier temps que les propagandistes de Paris répétaient à s'en casser le gosier que c'étaient des missiles russes (SAM 16) qui auraient été utilisés alors qu'on en n'avait aucune preuve, puisque la seule "preuve" avait été disqualifiée par l'analyse des députés français, bien que remise bravement en selle par la troïka Ruzibiza, Pierre Péan, Bruguière sept ans plus tard. En plus on affirmait, ce qui fut ensuite évacué par l'enquête du juge Trévidic, que ces missiles furent tirés de l'arrière de l'avion depuis la plaine de Massaka. Cela nous avait mis la puce à l'oreille, d'autant plus que certains d'entre nous s'étaient rendus au Rwanda photographier l'épave de l'avion et qu'on voyait très bien une impact sur l'avant de l'aile gauche de l'appareil, alors que les réacteurs semblaient intacts. Rien ne confirmait qu'il s'agissait de Massaka et de missiles russes.

Ensuite, comme on le voit sur notre dernière page sur l'attentat, Jacques Morel avait fait remarquer que l'usage de missiles Mistral était plausible puisque l'armée française en était déjà dotée à l'époque et qu'un document de l'ONU relevait que les FAR possédait 15 missiles Mistral à la date du 6 avril 1994. Quinze, le même nombre qu'on a communiqué à HRW... après l'attentat. Etait-ce bien quinze ? N'en manquait-il pas deux ? N'a-t-on pas voulu faire dire à HRW que le stock de missiles Mistral était intact ? Information "honorée" par les députés français dans leur rapport ...On finira bien par savoir ....

E.C.


Journal Le Monde du 4 février 1964

Le livre de Jacques Morel Jacques-Morel-La-France-au-coeur-du-genocide-des-Tutsi
" La France au coeur du génocide des Tutsi"
Présenté le 7 avril 2010
Izuba édition - L'Esprit frappeur
1500 pages... un volume et une qualité d'information exceptionnels
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