:

1 Avril 2017 et jours suivants
2017-Ed88

Précédente page actualité du 1 mars 2017
et jours suivants
- 2017-Ed87

Préparation du génocide - Le pardon - Le Pape - La renaissance du Rwanda - Fillon - Debré

Pages actualités depuis 2002

Avertissement

Depuis son origine ce site est tenu par Emmanuel Cattier, de façon entièrement bénévole à la demande initiale de la CEC. Les articles sont présentés et commentés pendant ses temps libres. Une fois fait, ce travail est aussitôt publié et peut être modifiés les jours suivants, notamment quand E.C. se relit encore ou que des membres du réseau de la CEC lui suggèrent des modifications souhaitables. C'est la conséquence d'une activité non professionnelle, qui permet de répondre assez vite à l'actualité en acceptant que des erreurs soient réparées le plus vite possible. Vous pouvez bien sûr faire des suggestions sur notre page contact.

Les rubriques permanentes

La justice en France

Nouvelles France Rwanda

Informations et commentaires

Rwanda : Nelly Mukazayire, un fardeau en héritage

Jeune Afrique - 26 avril 2017

Rwanda : va-t-on bientôt en savoir plus sur le rôle joué par la France entre 1990 et 1995 ?

Jeune Afrique - 24 avril 2017

François Hollande instaure une semaine d’étude des génocides à l’école

Le Monde - 24 avril 2017

Lettre ouverte aux candidats et justice pour les victimes du génocide des Tutsi: silence radio

CPCR - 23 avril 2017
L'appareil d'état français a presque réussi à envoyer aux oubliettes le populicide vendéen, expression du révolutionnaire contemporain Gracchus Babeuf. Malgré 50 ans d'efforts, l'appareil d'état français n'a pas réussi a faire oublier la complicité française dans le  génocide des Juifs et aujourd'hui l'appareil d'état français essaie en vain depuis 23 ans de faire oublier la complicité française dans le génocide des Tutsi.

Pour accomplir ces entreprises négationnistes, les membres de l'appareil d'état français, toujours auréolés et renforcés par leur impunité, usent de sa diplomatie et de son droit de veto à l'ONU, jusqu'à faire introduire une disposition négationniste dans le statut du tribunal pénal international pour le Rwanda (la restriction temporelle à la seule année 1994 qui restreint considérablement la possibilité de poursuivre des français ayant servi au Rwanda dans la période préparatoire du génocide de 1990 à 1993), le recours à une mission d'information parlementaire au lieu d'une commission d'enquête parlementaire (on traite le sujet en mode mineur sans contrainte juridique), à protéger des présumés génocidaires sur le sol français (d'où le combat légitime du CPCR), à protéger des présumés complices français des génocidaires d'où l'objectif statutaire de l'association Survie de "lutter contre la banalisation du génocide" et notre commission d'enquête citoyenne.

Sur ce dernier point, celui où la résistance de l'appareil d'état Français est la plus forte, la protection des présumés complices de génocide français, marqués par un  faisceau de faits avérés pourtant majeurs dans le renforcement et le soutien du courant génocidaire rwandais, l'appareil d'état français combat "logiquement !" les lanceurs d'alerte. Il accuse ces citoyens, honnêtes et déterminés, de faire de l'antifrance, de déshonorer l'armée, voire d'être "mariés à des femmes Tutsi ", et les attaque sans preuve, parfois avec des montages stupéfiants, comme "ayant une maîtresse Tutsi"(et quand bien même ! sont-ce les femmes et les maîtresses françaises qui inspireraient la "bonne France" négationnistes ?), "affabulateurs", "menteurs", "payés par le Rwanda", "soutien au plus grand dictateur criminel au pouvoir en exercice" (il faut bien qu'il soit pire que les génocidaires pour justifier ce combat !), ou "diffamateurs" ("évidemment !"). Ont-ils conscience de reprendre en cela le discours même des génocidaires ? C'est pourtant une signature.

Quand un politique arrive au pouvoir il est pris en main par l'appareil d'état français. L'exemple le plus caricatural fut récent : lors de son discours d'investiture Manuel Valls fustigeât, avec un aplomb de nouveau premier matadore, les reproches réitérés de Paul Kagame. Pourtant ces jours là Paul Kagame aurait pu se souvenir des propos de Nicolas Sarkozy au Rwanda en 2010 et Manuel Valls aurait pu lui reprocher cet oubli : "erreur d'appréciation" "aveuglement" de la part de la France. On peut imaginer que ce Président de la République française concéda le minimum à Kigali  ...  Nos militaires furent pourtant furieux.

La marche n'est la propriété de personne ! La marche forcée de la honte n'arrêtera pas la vérité en marche.

E.C.- 23 avril 2017

Toutefois nous avons pu relever tardivement ce tweet  d'Emmanuel Macron le 7 avril 2017, à notre connaissance, le seul des candidats à avoir exprimé sa solidarité avec les victimes du génocide des Tutsi le 7 avril :




Communique de la 678ème réunion du CPS sur la prévention des crimes de haine et de l'idéologie du génocide en Afrique

Union Africaine - 18 avril 2017

Commémoration du génocide des Tutsi : Jean Lebrun sur France Inter offre une présentation tendancieuse du déclenchement du génocide pour interviewer Stephan Audouin-Rouzeau

Une initiation au Rwanda

France Inter, la marche de l'Histoire - 7 avril 2017

Cette erreur fréquente en France n'est pas à la hauteur de l'interview même qui est intéressant. Relisons cette présentation :

"Au début d’avril 1994, les accords d’Arusha ne sont plus respectés. Ils ont été signés l’année précédente par le président rwandais, Habyarymana, les partis d’opposition et le Front patriotique rwandais (FPR) de Kagame. Le 6, l’avion d’Habyarymana est abattu. L’offensive du FPR reprend aussitôt et menace Kigali, la capitale, où un gouvernement intérimaire d’extrémistes hutus est constitué. Son objectif est moins de résister aux troupes du FPR que de lancer, dès le 7 avril , une vaste extermination des tutsi qui, gagnant de proche en proche, va faire entre 600 000 et un million de morts selon les estimations. En cent jours !"

NON Monsieur Lebrun : l'ordre de conduite de l'opération Amarilys du 10 avril 1994,  les députés français dans leur rapport en 1998,  le général Dallaire Responsable opérationnel de la MINUAR (mission de l'ONU au Rwanda)  dans son livre j'ai serré  La main du diable en 2003, établissent que le FPR n'a pas repris le combat "aussitôt" mais vers le 10 avril, après le déclenchement du génocide. Il est important de bien respecter le timing de ce déclenchement du génocide si l'on veut comprendre ce qui s'est passé.

Ce sont des responsables français, dont Le général Quesnot et le juge Bruguière, qui après coup, parce que la France est accusée de complicité dans le génocide des Tutsi, ont introduit cette version non factuelle. Il s'agit de toute évidence de charger au maximum le FPR pour justifier la complicité française. La même attitude mensongère est observable dans certaines présentations des événements au Zaïre/Congo ensuite.

Extrait de La France au cœur du génocide de Jacques Morel (p 460 de la version 2.17 PDF téléchargeable sur le site de Morel) :

Rwanda : Paul Kagame s’en prend à « ceux qui ne sont pas au clair avec le génocide des Tutsis »

Jeune Afrique - 7 avril 2017

La France sommée d'accueillir un ancien ministre rwandais

Boursorama / Reuters - 3 avril 2017

La position du ministère de l'intérieur français est intéressante ....:

"L'administration estimait aussi que les premiers juges avaient commis une "erreur d'appréciation", dans la mesure où Prosper Mugiraneza n'avait "pas démissionné" du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), le parti au pouvoir à l'époque, alors que celui-ci pourtant "se rapprochait de la mouvance Hutu Power" et "développait des milices armées en vue de la préparation du génocide". "


Journal Le Monde du 4 février 1964

Le livre de Jacques Morel Jacques-Morel-La-France-au-coeur-du-genocide-des-Tutsi
" La France au coeur du génocide des Tutsi"
Présenté le 7 avril 2010
Izuba édition - L'Esprit frappeur
1500 pages... un volume et une qualité d'information exceptionnels
Infos France Rwanda dans les moteurs de recherche
En anglais
Revoir les informations antérieures et nos rubriques d'archives

^