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Justice espagnole - CNLG - Victoire Ingabire - 13 novembre 2015 Paris - BURUNDI - Désinformation de France 24 - Plainte de Survie pour complicité de génocide contre l'Etat français

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Allemagne: un citoyen rwandais condamné pour le génocide de 1994

RFI 30 décembre 2015

Rwanda : « Le TPIR est fermé mais des génocidaires vivent toujours en liberté »

Le Monde 17 décembre 2015 - Entretien avec Alain Gauthier, Président du CPCR

Le TPIR réduit des peines en appel pour son ultime verdict

Romandie.com/AFP 14 décembre 2015

Rwanda – Jean-Paul Kimonyo : « Ntaganzwa est soupçonné d’avoir été l’un des principaux artisans du génocide à Butare »

Jeune Afrique 11 décembre 2015

Génocide au Rwanda : le procès en appel de Pascal Simbikangwa s’ouvrira en France en octobre 2016

Jeune Afrique 10 décembre 2015

Il ne faudrait pas que ces révélations sur les mensonges de l'armée française concernant les événements de Bisesero
demeurent l'arbre qui cache la forêt. 

Ce genre de mensonges est en effet une constante de l'ensemble de l'action politique et militaire française au Rwanda et dans la région des grands lacs depuis 1990 et même aujourd'hui encore.


Photos de soldats français entraînant des miliciens ou des FAR pendant l'opération Turquoise

France Rwanda Génocide

Que ce soit des miliciens ou des militaires des Forces Armées Rwandaises  (mais ce sont clairement des civils) ces photos ont le même sens : des militaires français entraînent des miliciens ou des militaires de l'armée génocidaire pendant le génocide au début de l'opération Turquoise. D'après certains indices il semble que ce soit dans le nord-ouest du Rwanda ... même vers Goma/zaïre pour la première selon le photographe, près de Goma au Rwanda à Nyundo pour la seconde (lieu reconnu par plusieurs Rwandais car on distingue la cathédrale en haut de la colline et il y avait une école d'art à Nyundo et certains rwandais reconnaissent même des personnes), la cinquième est située à Gisenyi par le photographe (ville frontalière de Goma en RDC à 10 km à l'ouest de Nyundo. Toutes ces photos sont datées par les agences de presse de 1994, mais deux photos sont datées du 26 juin 1994 et 3 autres du 27 juin 1994, soit 4 et 5 jours après l'arrivée des premiers éléments de l'opération Turquoise .... donc au lieu de s''occuper des rescapés du génocide, première urgence d'après nos politiques : on entraîne ceux qui sont présumés les avoir massacrés.... lieu à déterminer pour les suivantes. Belle pertinence pour une opération de maintien de la paix placée sous chapitre VII de la charte de l'ONU !

Cela mérite quelques explications devant la justice et pas seulement de la part de l'Etat-major français, mais aussi des politiques. Complicité de génocide, détournement d'une mission de l'ONU.... mensonges devant les citoyens français et l'assemblée de l'ONU... de quoi donner des leçons républicaines et laïques aux autres...

Sauf si ces photos sont des faux .... mais alors que les photographes qui les ont vendues comme telles à ces agences, Corbis, Getty, AFP, etc. s'expliquent. Mais à notre avis ces photos sont bien réelles, elles viennent de sources différentes et se recoupent.

Et si notre Etat-major avait une autre explication dont il a le secret ? Un peu comme les trois versions de Michèle Alliot-Marie, dix ans plus tard en novembre 2004, pour justifier les massacres de civils ivoiriens non armés devant l'Hôtel Ivoire (60 morts et plus de mille blessés selon la FIDH) ?

Nous attendons des éclaircissements...E.C.

Rwanda : les documents qui accusent la France

France inter 1 décembre 2015

Génocide au Rwanda: les preuves du mensonge de l’armée française

Médiapart 1 décembre 2015

"Contrairement à la version officielle défendue bec et ongles par la France, le message est parfaitement remonté jusqu’au sommet de la hiérarchie puisque le jour même, toujours le 27 juin, à 23 h 04, le général Jean-Claude Lafourcade, commandant en chef de l’opération Turquoise, envoie à son tour un fax dans lequel il dit craindre que des « Tutsis ayant fui les massacres » cherchent à se défendre sur place. Parmi les risques que le général évoque dans son fax, il écrit noir sur blanc ceci : « Ne rien faire et laisser des massacres se perpétrer dans notre dos. » L’armée, de fait, ne fera rien et des massacres seront commis."

C'était clairement en contravention avec les missions imposées par la résolution de l'ONU en vertu de laquelle l'opération Turquoise devait être menée.

On doit souligner ici que de nombreux médias ont écrit le 29 juin 1994, donc pendant ces trois jours, que le ministre de la Défense lui-même, François Léotard, était sur les lieux avec l'armée française à Gishyita, 5 km de Bisesero, et qu'il fut interpellé par plusieurs journalistes au sujet de ces Tutsi en train d'être massacrés. La réponse du ministre fut diverse selon les médias. Voir notre rapport de 2004 sur l'opération Turquoise.

Qui furent les agents de ce mensonge d'Etat ? Clairement "l'historien" quasi officiel de l'armée Bernard Lugan, le "journaliste" dit "d'investigation" Pierre Péan, et les officiers français de l'association France-Turquoise.... sans oublier le rapport des députés français sur le génocide des Tutsi au Rwanda. Dans ce rapport les députés faillirent clairement à leur travail d'information des citoyens en se contentant avec complaisance des affirmations des militaires et en refusant d'entendre les témoins de terrain.

De tous ceux-là Pierre Péan fut incontestablement le plus odieux, le plus insultant et le plus insidieux dans son travail de désinformation. Il alla jusqu'à écrire que les "blancs menteurs", nous entre autres, étions influencés au lit par leurs femmes Tutsi, étions  le cabinet noir du FPR en France, que les Tutsi sont menteurs, etc., et il fut acquitté au nom de la "liberté d'expression".

Clairement on confond trop facilement avec la liberté d'expression le délit de mentir en diffamant, comme la bêtise crasse de se moquer des souffrances des victimes du génocide des Tutsi. Les magistrats français déraillent trop souvent sur ces questions et prononcent des jugements confus, parfois destructeurs et violents qui font honte à la dignité de ceux qui sont victimes de violences. C'est indéfendable au plan déontologique dans une société qui aspire au respect du vivre ensemble et attendent des autorités judiciaires qu'elles accomplissent leur devoir à ce sujet.

E.C.

De nombreux articles font échos à ces révélations de Médiapart et France Inter et notamment :


Journal Le Monde du 4 février 1964

Le livre de Jacques Morel Jacques-Morel-La-France-au-coeur-du-genocide-des-Tutsi
" La France au coeur du génocide des Tutsi"
Présenté le 7 avril 2010
Izuba édition - L'Esprit frappeur
1500 pages... un volume et une qualité d'information exceptionnels
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