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Muhayimana - Archives du génocide - Trévidic - Paris-Match - Sketch Canal+

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Les rubriques permanentes

La justice en France

Nouvelles France Rwanda

Informations et commentaires

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Le camp du Struthof en France : des esclaves du IIIe Reich

France info 26 avril 2015

Struthof: «Les déportés étaient là pour travailler et mourir»

Libération 26 avril 2015

Les anciens déportés ont fait leur boulot de citoyens. Notamment le courageux Monsieur Salomon, témoin vibrant de cet enfer et de l'espoir qu'il invoque pour en sortir, jusqu'au bout de ses forces.

A propos du Struthof et du centre des déportés

28 avril 2015

Nous souhaiterions que la conscience du génocide des Tutsi soit plus vive au Struthof. La directrice du centre des déportés du Struthof est née au Burundi. Cette évocation personnelle la fait percevoir comme étant une "autorité" sur ces sujets africains et lui fait dire publiquement qu'il y eut un "génocide des Hutu dont on ne parle pas" en 1972 au Burundi, et qu'elle semble opposer au génocide des Tutsi dont on parle. Elle se défend d'ailleurs en le disant de faire du négationnisme puisqu'elle reconnaît le génocide des Tutsi, comme elle le rappela le samedi 18 avril 2015 lors d'une commémoration en l'honneur des Témoins de Jehova. Ce ne sont d'ailleurs pas du tout les mêmes acteurs, au Burundi et au Rwanda, puisqu'il s'agit de deux pays déjà aussi indépendants l'un de l'autre que la Belgique et la France à l'époque des faits, et ayant des particularités culturelles assez différentes en ce qui concerne leur histoire monarchique.

Madame Neau-Dufour, très brillante sur tout ce qui touche au Struthof, à la Shoah et au concept de génocide, devrait approfondir ses connaissances sur les massacres du Burundi, et leurs causes, qui se sont déroulés quelques mois avant sa naissance. Ces causes n'excusent rien, mais elles excluent la qualification de génocide. Ces massacres de masse n'ont d'ailleurs jamais été reconnus par les instances internationales comme génocide. Ce n'est pas une preuve, mais seulement un indice de la difficulté juridique à les reconnaître comme tel.

On n'est pas forcément compétent sur tous les sujets, mais on peut le devenir... La directrice du Struthof devrait même rechercher quel fut le comportement des autorités françaises en lien avec ces événements burundais et aurait peut être quelques surprises. En tant que salariée du ministère de la Défense elle devrait avoir accès à des informations intéressantes, à moins que ce ne soit un statut qui empêcherait une perception indépendante des événements africains, notamment s'ils touchent de près ou de loin la diplomatie française et ses engagements militaires.

Ces engagements voudraient tous être à l'image de la résistance célébrée dans les centres de commémoration français. Mais nous savons que ce fut le contraire en Afrique à de très nombreuses reprises. Cultiver l'idéal est nécessaire pour apprécier le réel. Mais l'idéal ne doit pas être instrumentalisé comme moyen d'occultation du réel, comme on le fait souvent en France, souvent également en tentant de décrédibiliser ceux qui pensent autrement, plutôt qu'en avançant des faits et des arguments.

Rwanda : fin de l'interminable ultime audience du TPIR

Jeune Afrique avril 2015

Rwanda : Alain Juppé démenti par la Mission d’information parlementaire

Survie Gironde 13 avril 2015

Affaire Wenceslas MUNYESHYAKA: clôture de l’instruction

CPCR 9 avril 2015

Contre l’ Apologie du génocide des Tutsi en France - La Cour d’appel de Paris fait un pas

Igihe 16 avril 2015

Aucune information dans la presse française quatre jours après cette décision ! C'est ce qu'on appelle "la neutralité française ..." c'est à dire l'autocensure des rédacteurs en chef qui ressemble fort à de la connivence corporatiste.

« La prétendue déclassification des archives de l’Elysée n’est qu’une grossière opération de désinformation »

Afrikarabia 15 avril 2015

Jean-François Dupaquier : [...]"La décision de déclassification a été signée le 24 décembre 2014 par le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, qui dépend de Matignon. Elle aurait dû faire l’objet d’un communiqué officiel de l’Elysée dans les semaines suivantes. Or l’annonce vient d’une dépêche de l’Agence France presse le 7 avril à 20 h 24, à un moment où les journaliste ne peuvent que relayer l’information, pas la vérifier. C’est un vieux et efficace procédé de désinformation. Il faudra ensuite plusieurs jours pour comprendre qu’il s’agit de « com’ » et non pas d’information. Entretemps, l’opinion publique française aura cru comprendre que le rôle de la France au Rwanda est clair, dorénavant sans zone d’ombre. Les désinformateurs ont réussi leur coup."[...]

Ce qui permet au fer de lance de la désinformation française de dire :

Archives de l'Elysée sur le Rwanda : « rien ne va dans le sens de Paul Kagamé »

TV5Monde 15 avril 2015

C'est curieux qu'on ramène toujours cette implication de la France dans le génocide des Tutsi à Paul Kagame. Quand nous nous occupons de l'implication de la France dans le génocide des Tutsi, nous ne pensons jamais à Paul Kagame, mais aux victimes Tutsi de ce génocide et à l'action de nos concitoyens français au Rwanda. Il se trouve que l'Elysée et l'armée française avaient clairement, et c'est très documenté, notamment dans les archives, identifié le FPR aux Tutsi et désigné les Tutsi comme "ennemi" dans la période pré-génocidaire, puis pendant le génocide, malgré des tournures de styles de désinformation lors de l'opération Turquoise. Paul Kagame n'est pas responsable de cette implication française, mais les autorités françaises l'en jugent responsable car c'est à cause de l'action du FPR, que la France a voulu contrer en vain, qu'elle a subit  un échec cuisant, doublé d'un embourbement gravissime dans une complicité de génocide. Et les autorités françaises prétendent que leur implication "est la faute de Kagame". C'est vrai en ce sens qu'elle l'a révélée, Kagame est un des doigts qui la montre, mais c'est la faute de la stratégie françafricaine constante, poursuivie depuis la colonisation, et qui n'a pas attendu Kagame. Les oeuillères françaises sont entretenues par Pierre Péan et consort avec ténacités. Pierre Péan n'est pas un journaliste d'investigation, ou ne l'est plus s'il le fut un jour, c'est un militant acharné, particulièrement partial et insidieux, des acteurs de la complicité de la France dans le génocide des Tutsi. Ces acteurs ont une épée de Damoclès particulièrement stimulante pour entretenir cette désinformation à l'aide de spécialistes tels que Pierre Péan : leur actes sont imprescriptibles devant les juridictions internationales et leurs relais juridiques nationaux. L'enjeu est de taille car la reconnaissance de cette implication sonnerait aussi la remise en cause politique et juridique  de beaucoup "d'éléphants" de la classe politique française, de hauts-fonctionnaires et de personnalités qui les soutiennent dans les rouages de la société française : responsables de médias notamment. Si l'on mesure bien cet aspect, on comprend dès lors les raisons objectives qui biaisent le débat en France sur le génocide des Tutsi.

Face à la tragédie rwandaise, il faut sortir du déni

Le Monde Idées 16 avril 2015

La fin d'une longue omerta en France ?

Jeune Afrique 14 avril 2015

Jeune Afrique est plus optimiste sur cette déclassification car il est entrevu d'autre déclassifications... Attendons nous verrons bien.

Libération des camps nazis à la Mairie de Saint-Mandé - exposition de Francine Mayran

14- 26 avril 2015

Dorothée Munyaneza à Strasbourg Pôle Sud 14 avril 2015 20 h30

>>>Informations sur le spectacle Samedi détente<<<

Un spectacle étonnant pour sa force de témoignage et ses qualités artistiques remarquables. C'est un vrai travail de création poétique, chorégraphique, musical. Une synergie de talents dans une symphonie théatrale, la danse de l'apocalypse au sens étymologique du terme : le dévoilement. Dévoilement humain, religieux et politique. Dorothée Munyaneza et son équipe ont la trempe des grands artistes.

Génocide rwandais : archives déclassifiées, secrets levés ?

France 24 9 avril 2015

Un débat fort intéressant entre Vincent Hugeux, de l'Express, et un membre de Survie, Thomas Noirot. Ce débat montre bien la difficulté de cerner la notion de complicité. Vincent Hugeux ne voudrait la juger qu'au niveau de l'intention française qu'il prétend naïve et aveuglée. Thomas Noirot lui avance des éléments factuels. Les faits peuvent-ils être effacés s'il n'y a pas intention ? L'intention aggraverait la complicité. L'absence d'intention ne l'enlèverait pas.

Il faudrait encore démontrer qu'une telle accumulation de faits sur quatre ans ait pu être faite sans l'intention de certains acteurs français. Sinon une telle inconscience devrait dissuader des électeurs conséquents de voter pour de tels irresponsables.... mais ces irresponsables sont-ils tous élus ? Ils y a aussi des fonctionnaires "irrévocables".

Enfin on ne comprends toujours pas ce que viennent faire les considérations sur Kagame dans cette affaire. Ce n'est pas le problème. C'est un dérivatif à chaque fois invoqué, comme si cette complicité française dans le génocide des Tutsi n'existerait plus  si Kagame n'en parlait pas. Et on remet le bashing sur Kagame qui ne serait pas digne de rappeler ces faits... C'est là que Hugeux est faible dans son argumentation typiquement franco-française. Elle laisse penser qu'il fait partie de ceux qui veulent encore sauver les meubles... tout en cherchant à donner l'impression de ne pas être de ce camp là en citant des tas de faits de complicité ... qui n'en seraient pas. Arrêtons ces tartuferies.

«Les zones d'ombre sur le rôle de la France au Rwanda restent nombreuses»

Libération 8 avril 2015 - L'historien Stéphane Audoin-Rouzeau analyse les conséquences de la déclassification des archives de l'Elysée sur le génocide rwandais de 1994.

"[...]Pour le reste, l’histoire de l’action de la France au Rwanda avant et pendant et après le génocide des Tutsis reste largement euphémisée dans notre pays. On assiste même à certains graves reculs cognitifs, politiques et moraux inquiétants, comme l’attestent les propos de Manuel Valls lors de son discours d’investiture à l’Assemblée le 8 avril 2014, lorsqu’il a déclaré : «Je n’accepte pas les accusations injustes et indignes qui pourraient laisser penser que la France ait pu être complice d’un génocide au Rwanda, alors que son honneur, c’est toujours de séparer les belligérants! [...]»

Décision de déclassification officialisée le 7 avril 2015

Elysée 7 avril 2015

Cet inventaire de fin 2014, qui est l'objet de l'annonce du 7 avril 2015, montre clairement que toute information militaire en est évacuée. Les conseillers militaires n'apparaissent pas dans cette énumération. Vous pourrez toujours y chercher les noms Lanxade ou  Quesnot, chefs d'état-major particulier de François Mitterrand, par exemple, ils n'y sont pas. Les archives militaires sont soigneusement exclues des archives du "Chef suprême des armées".

Cette libéralité restera très médiatique et gravement lacunaire.

Elle s'inscrit dans l'ensemble :

Etat général des fonds d'archives de la présidence de François Mitterrand 5/AG/4

 Site internet des archives nationales

Génocide au Rwanda : la présidence française annonce la déclassification de ses documents

Jeune Afrique 7 avril 2015

Cette décision de la présidence française est un bon commencement. C'est un geste très symbolique fait le jour de la commémoration du génocide des Tutsi.

Mais que personne ne s'y trompe, on exprime cela comme si toutes les archives françaises étaient déclassifiées, ce n'est pas le cas, il ne s'agit que des archives de la Présidence de la République, dont une partie avait déjà fuité sur la place publique. Les archives des différents ministères et administrations ne sont pas concernées par cette première mesure et notamment celles du Quai d'Orsay, celles du ministère de la coopération  et celles de l'armée. Certaines de ces archives furent déclassifiées dans le cadre des procédures judiciaires en cours, mais au compte goutte. Par exemple celle pour laquelle notre site fut censuré par la DCRI est à notre connaissance toujours classifiée.

Lire aussi sur France info : La France déclassifie des documents sur le génocide rwandais

Sur Jeune Afrique le 8 avril 2015 : Les enjeux de la déclassification des archives de l'Élysée

Monsieur le président de la République

Libération 6 avril 2015

Génocide des Tutsi du Rwanda : à quand la vérité ?

Survie 5 avril 2015

"A quand la vérité ?" La "vérité" est ici formée d'une multitudes de vérités, notamment celles qui furent confortées en 2014 et que Raphaël Doridant, responsable du groupe Rwanda de Survie, souligne dans cet article. Cette vérité, la "macro-vérité", est loin d'être reconnue en France, notamment par les acteurs français de 1994 et leurs successeurs actuels.  C'est elle qui est probablement invoquée dans le titre. Cette macro-vérité est simple à épeler : Les autorités françaises, à partir de 1990 et même au-delà de 1994, ont soutenu activement les forces génocidaires rwandaises, en toute connaissance de cause dès 1990, de façon inconditionnelle et secrète, sans aucune résistance importante et respectée au sein de l'appareil d’état français. Cela s'appelle en clair  une complicité active dans un génocide : le génocide des Tutsi. C'est imprescriptible au regard du droit international.

Aucun contre-pouvoir français ne fut informé pendant cette action des autorités françaises. Un général et un ministre semblent avoir tenté d'inverser cette stratégie militaire et diplomatique. Il s'agit du général Varret et de Pierre Joxe ministre de la défense. Ils furent tous les deux ignorés par le chef suprême des armées. Ensuite le gouvernement de cohabitation d'Edouard Balladur n'apporta pas et ne revendique pas de correction importante à cette stratégie qui  aurait contrecarré la vision militaire soutenue et imposée par François Mitterrand. Ils sont fiers de leur action.

La démocratie française fut doublement flouée. Elle le fut sur le moment par le silence des autorités et par la complaisance tacite du rédacteur en chef du journal Le Monde et de plusieurs de ses pairs dans tous les médias. Elle l'est encore aujourd'hui, car elle doit endosser une compromission criminelle qu'elle aurait certainement rejeté en toute connaissance de cause.

Cet endossement, la démocratie française actuelle le refuse péniblement au peuple rwandais, malgré la parenthèse de février 2010 initiée très timidement par .Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner. Doit-on en déduire que les leviers de cette complicité sont encore très puissants au sein de l'administration française et notamment de l'armée et de ses ramifications  dans les divers services de l'état ?

E.C. 7 avril 2015

Remise en liberté pour Claude MUHAYIMANA

CPCR 3 avril 2015

Regards croisés sur les procès de Germain KATANGA et de Pascal SIMBIKANGWA

CPCR 29 mars 2015

Les leçons du procès Simbikangwa dans le numéro des « Cahiers de la Justice » de décembre 2014

CPCR 29 mars 2015

 

Plus d'infos >>>


Journal Le Monde du 4 février 1964

Le livre de Jacques Morel Jacques-Morel-La-France-au-coeur-du-genocide-des-Tutsi
" La France au coeur du génocide des Tutsi"
Présenté le 7 avril 2010
Izuba édition - L'Esprit frappeur
1500 pages... un volume et une qualité d'information exceptionnels
Infos France Rwanda dans les moteurs de recherche
En anglais
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