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>>> Pour mémoire
Rwanda 1994 - Noirs et Blancs menteurs"Kigali, 6 avril 1994, 20h23. Deux missiles prennent leur envol, l'avion du Président rwandais Juvénal Habyarimana explose, ses occupants sont tués sur le coup. Dans les minutes qui suivent, les militaires rwandais et les milices, chauffés à blanc depuis des années par une propagande meurtrière, enclenchent le génocide des Tutsi et des opposants hutu rwandais. Le responsable de cet attentat
? Le Front patriotique rwandais, selon le juge Jean-Louis Bruguière. Des milliers de documents judiciaires, de dizaines d'interviews, des centaines
de coupures de presse permettent de montrer qu'il n'en est rien.
Cette thèse négationniste, transformant les victimes en bourreaux, résulte d'une convergence d'intérêts. Un juge très « politique », une France officielle frileuse dans la recherche
de la vérité, des barb
ouzes, des opposants au régime et des génocidaires soucieux de diluer leur responsabilité, tous avaient intérêt à pointer le président Paul Kagame du doigt."
Une réponse de plus, après Silence Turquoise de Laure de Vulpian et L'agenda du génocide de Jean-François Dupaquier, aux tenants de l'imposture calomnieuse et romanesque "Noires fureurs et blancs menteurs" de Pierre Péan...présenté dans les médias avec constance et bêtise comme un journaliste d'investigation !
Voir aussi : RTBF, L'enquête manipulée
dans notre dossier sur l'attentat du 6 avril 1994


>>>Lire la présentation des éditions Don Quichotte<<<
Un livre clé : L'agenda du génocide
LE MASSACRE DES BAGOGWE Un prélude au génocide
des Tutsi. Depuis 1959 les Bagogwe étaient considérés par les populations hutu du nord du Rwanda comme une caste inférieure. Ils seront marginalisés par tous les régimes, traités par leurs compatriotes comme des gens non civilisés. A partir du 21 janvier 1991, des centaines de Bagogwe furent massacrés, des femmes violées. Plusieurs éléments laissent penser que le massacre des Bagogwe fut un des prémices du génocide de 1994. Le massacre avait été planifié par les tueurs, aux ordres des autorités politiques et militaires.
Introduction insérée le 7 avril 2013 : Aux dernières nouvelles en ce début avril 2013, il se susurrait que ces militaires
français seraient contraints de revenir à la raison et auraient vu leur plainte annulée par une décision de justice... Cette information est confirmée. On comprend dès lors comment
la France s'est embourbée au Rwanda avec des stratèges aussi lents à comprendre qu'une telle démarche était ridiculement déraisonnable... à moins qu'ils aient voulu faire
"diversion"...
"Vers le Nuremberg des responsables français engagés au Rwanda ?" avait titré La Nuit Rwandaise dans sa contre stratégie...
Les informations et commentaires qui suivent sont donc là probablement uniquement
pour mémoriser cette "diversion" et notre stupeur corrélative. Cette "diversion" servira sans doute de divertissement. Nous avions écrit lorsque nous avions appris l'existence de
cette plainte :
La défense et l'ambition des responsables de la revue La Nuit rwandaise se précisent. Ils souhaitent se servir de la plainte portée contre eux par neuf responsables
militaires français, sur vingt militaires accusés, pour démontrer leurs responsabilités dans les événements de 1990 à 1994 au Rwanda. Les onze autres militaires et les treize
responsables politiques également accusés ne sont pas solidaires de cette plainte.
Il convient de faire remarquer que les prétextes de cette plainte des militaires sont d'une inanité bizarre : La Nuit rwandaise, comme nous-même et de nombreux journaux français et étrangers, y compris le site de ces militaires, "France-Turquoise", a publié le communiqué de presse du gouvernement rwandais accompagnant la publication du rapport rwandais sur l'implication de la France dans le génocide des Tutsi. Ce communiqué accuse nommément 33 personnalités françaises, dont ces militaires qui estiment qu'il y a diffamation. C'est pourtant bien le droit des Rwandais de les accuser au vu de leur rapport, et des publicistes d'assurer l'information sur cette affaire.
Curieusement ils n'attaquent que la Nuit rwandaise et le Nouvel Observateur. N'y a-t-il pas derrière ce comportement apparemment gauche et inadapté de nos militaires le reflet d'une prise de conscience mal assumée d'un sentiment d'impunité, habituel dans leurs interventions en Afrique, remis en cause par un pays plus libre que ceux de la Françafrique ?
>>>Lire la communication de la Nuit rwandaise
>>>Le fameux communiqué rwandais qui mérite d'être relu !
>>>La page du site France-Turquoise dont nous avions fait une capture d'écran. On y voit bien qu'il y avait un lien vers le communiqué du gouvernement rwandais. Cliquez
sur la photo pour l'agrandir :
La première dépend du parlement français et rédigea en 1998 un rapport parlementaire.
La deuxième, la CEC, dépend d'associations et de citoyens français, et produit ce site internet. Notre premier rapport a été publié en février 2005 (Cf publications)
La troisième est la Commission nationale rwandaise. Son rapport a été déposé en novembre 2007 sur le bureau du Président de la République Rwandaise et publié en août 2008.